à partir de 12 ans
// 50 min

« Que reposent ici en paix mes possibles non aboutis que meurent ici mes impossibles projections chéries
Adieu à ces parties de moi-même, je ne perdrai pas le reste de ma
vie. »

Extrait du Livret Un petit quelque chose, texte d’Héloïse Desrivières

Pour vous entraîner à mourir de votre vivant, Héloïse Desrivières et Alix Mercier vous invitent à venir déposer une partie de vous-même dans un espace commun. Puis, comme pour toutes les funérailles, une cérémonie s’ensuivra, un rituel poétique qui vous permettra d’apprivoiser votre finitude dans la joie et en douceur.

Un Petit Quelque Chose est un impromptu convivial qui nous pousse à réfléchir avec le sourire.
Comment faire le deuil de soi-même en cours de vie ? Comment accepter qu’on ne sera plus celui ou celle qu’on était avant ? Qu’est-ce que ce petit quelque chose pour disparaitre à soi-même ?
Accepter que la vie est une série de renaissances qui nous permettent de nous réinventer au fur et à mesure de nos mouvements et de nos évolutions.
Dans cette cérémonie baroque pour l’espace public, les spectateur·rice·s entrent et se placent sous la protection d’un·e mort·e célèbre. Puis la cérémonie commence. On pense en connaitre les contours. Des funérailles collectives. Un rituel loufoque et poétique qui nous permet d’apprivoiser notre finitude en joie et en douceur.

PARLER DE LA MORT

Tout commence avec un fil d’actualité sur les réseaux sociaux et le ciblage de l’algorithme… Loin de proposer des publicités pour des objets de consommation, Héloïse Desrivières à droit à l’histoire de toutes les momies retrouvées, les dernières découvertes, le traitement des corps en fin de vie. Déroutant comment ces cadavres embaumés s’immiscent dans son quotidien.
En parallèle, elle enterre de nombreux proches, et comme “l’écrivaine de la famille” elle se spécialise dans l’éloge funèbre. Elle pratique l’élégie, en cherche les sonorités et les rythmes. Elle découvre tout un pan de la littérature.
Comment chanter la mort ? Comment écrire ce passage ? Comment verbaliser la finitude et la disparition ?
La mort est un monde d’angoisse mais c’est aussi un espace politique car il est tenu sous un silence tel qu’on peut lui faire dire ce que l’on veut. Cependant, la réalité est simple… terrible… Une fois mort·e, notre corps ne nous appartient plus, il n’appartient pas non plus à nos proches, notre corps devient une propriété de l’état qui cadre sa destinée.
Sans parler que juste avant, le droit à mourir est encore un espace politique de débat.

©Etienne Faivre