Gorfou-Tornade
// 45 minutes
ÉCOLOGIE | COMIQUE | GESTION DE LA VIOLENCE | INCLUSION | RYTHME EFFRÉNÉ | RIRE | BRUT | RACONTER UNE HISTOIRE | JUBILATION PAR LA FICTION | TORNADE NARRATIVE | DANSER SUR LES RUINES | DÉBORDEMENT | JOIE D’ÊTRE ENSEMBLE
C’est l’histoire de Gorfou-Tornade, un·e Minigorfou en colère qui tape sur tout ce qui bouge. Ça dégénère quand il·elle casse l’aile de GorfouChouchou. Le GorfouPasParfaitfaite arrive pour faire manger du poisson pourrirri à GorfouTornade jusqu’à ce que s’étouffe ce qui provoque l’intervention des GorfousPopolice puis de GorfouAvocatcate et de GorfouJournaliste puis GorfouJuge… Tout ça parce que les Maxigorfous mangent des glaces tout le temps (pour fêter, pour se détendre, pour se réconforter…), alors très logiquement il y a de moins en moins de glaces sur la banquise et les Minigorfous n’ont pas la place dont il·elle·s ont besoin pour vivre et s’épanouir et sont vraiment pas contententes… et c’est le début d’une manifestation collective qui se transforme en boom.
Confronté·e·s à un monde absurde de violence et d’inaction, nous voulons répondre par le rire, l’espoir et la fête.
ETE 21 – PREMICES ET ENJEUX DRAMATURGIQUES
L’écriture de Gorfou-Tornade a commencé lors d’une résidence avec les Ateliers Médicis, qui m’a permis de plonger dans le quotidien d’une classe de CM1 à Tonnerre dans l’Yonne. Pendant 6 mois, j’ai exploré le monde animal et les éléments naturels, j’ai apprivoisé l’écriture inclusive et les émotions qui dérangent, j’ai cherché comment aller plus vite que la vie avec les mots, comment concentrer le réel dans une histoire qui conjugue en fulgurance.
Les Gorfous se sont imposés. Leur nom d’abord comme un cri de ralliement. Leur corps fusiforme qui leur permet d’être rapides et furieux. Leur démarche par petits bonds si cocace. Leur houppette magistale. Ils sont à la fois loufoques et charismatiques, mignons et indomptables, indépendants et collectifs. C’est une espèce sublime et vulnérable. Ensemble, ils peuvent devenir Tornade, exprimer la puissance de la jeunesse et faire que le combat reste à jamais joyeux.
L’écriture de Gorfou-Tornade a commencé lors d’une résidence avec les Ateliers Médicis, qui m’a permis de plonger dans le quotidien d’une classe de CM1 à Tonnerre dans l’Yonne. Pendant 6 mois, j’ai exploré le monde animal et les éléments naturels, j’ai apprivoisé l’écriture inclusive et les émotions qui dérangent, j’ai cherché comment aller plus vite que la vie avec les mots, comment concentrer le réel dans une histoire qui conjugue en fulgurance.
Les Gorfous se sont imposés. Leur nom d’abord comme un cri de ralliement. Leur corps fusiforme qui leur permet d’être rapides et furieux. Leur démarche par petits bonds si cocace. Leur houppette magistale. Ils sont à la fois loufoques et charismatiques, mignons et indomptables, indépendants et collectifs. C’est une espèce sublime et vulnérable. Ensemble, ils peuvent devenir Tornade, exprimer la puissance de la jeunesse et faire que le combat reste à jamais joyeux.
INTENTION LITTERAIRE
Les premiers mots et les enjeux de la pièce Gorfou-Tornade sont arrivés comme un coup de poing. Parler d’écologie et de violence. Parler de place dans la société. Écrire en inclusif et réinventer une langue à partir de la répétition. Trouver la joie d’une situation absurde à l’échelle systémique. Transformer la colère pour en faire une fête intergénérationnelle. Ces premières pierres posées, j’avais une idée du contour de ce texte, mais je n’ai pas pu l’aboutir car je me trouvais trop timide et convenue. Après 4 ans, j’ai grandi littérairement, ma langue et ma technique se sont affinées et plusieurs autres étincelles ont été mises en scène. J’ai aussi gagné en impertinence et en confiance. Il est temps de reprendre Gorfou-Tornade et de lui offrir tout l’ampleur que ce texte mérite. J’ai envie d’en faire un cartoon littéraire, d’aller vers une succession et une accumulation de personnages de société toujours plus grands et dépassés par la situation. Aller vers un débordement joyeux et une narration puissante.
INTENTION SCÉNIQUE
Notre principale ligne de travail : le pouvoir de l’évocation. Les interprètes seront traversées par la physicalité des gorfous sans jamais être gorfou. Elles vivront sur la banquise sans jamais y glisser totalement. Un entre-deux permanent entre le récit et l’incarnation dans une urgence à être au présent. Raconter une histoire comme on fabrique un monde. Par le dire on fait apparaître, et l’image soutien l’évocation pour qu’elle perdure. Le plateau offre en partage le rapport des corps à la matière. Comment dialoguer avec le monde ? Comment être en relation avec l’autour ?
Au plateau, une matière qui se déchire, qui brille, qui réfléchit. Une matière pour être en colère, pour apprivoiser le nuage gribouillis et pour faire la fête, parce que c’est bien de là d’où vient la lutte. Une matière qui se transforme en boule à facettes. Une matière à inventer en toute éco-responsabilité.
Ce plateau revendique le combat d’être ensemble, dans la joie. Un monde en mouvement perpétuel où les mots sont une fête, un plaisir de jubiler par la fiction. Les interprètes portent ce cartoon littéraire avec engagement, impétuosité et irrévérence. Tout est au premier degré. Tout est là, ici et maintenant. Le jeu va vite dans une urgence à sauver le présent. Une incarnation débordante pour provoquer la déroute et le rire. Ici, une poétique du “toujours plus” pour lâcher prise et ouvrir des portes à l’intérieur du cœur.
Le spectacle est suivi d’une Boom – DJ Set où tous et toutes nous devenons des Gorfous pour danser et partager ensemble la joie d’être au présent… Un espace-temps festif pour se retrouver ensemble dans le débordement.